De passage à Paris au terme d’une
mission parlementaire qui l’avait conduit à Bruxelles en Belgique, le Secrétaire Général de l’Upads,
Pascal Tsaty Mabiala s’est entretenu ce samedi 31 janvier 2010 avec la Coordination Upads
France – Europe.
Après la traditionnelle formule d’échange de vœux, le patron
de l’exécutif s’est exprimé sur la vie du parti et a échangé avec les membres
de la coordination sur les péripéties de
l’élection présidentielle, élection qui était marquée par l’invalidation de la
candidature de l’Upads.
Il a ensuite présenté le
chronogramme du parti pour l’année 2010, une année particulière avec la tenue du
2è Congrès ordinaire de l’Upads, dans la première quinzaine du mois de décembre.
Il a en outre porté à la
connaissance de ses interlocuteurs, la célébration ce dimanche 7 février 2010,
d’une messe de requiem en la mémoire des camarades Luc Mbégué et Jacques
Mouanda Mpassi, membres du Secrétariat national disparus. Ce sera de facto l’occasion
de retirer le deuil que le parti avait porté à cet effet.
Le Secrétaire général de l’Upads,
Pascal Tsaty Mabiala animera ensuite, le lendemain, lundi 8 février 2010 à
Brazzaville, la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux à la presse.
Retro UPADS en 2009
Écrit par Nelson Moukimou, militant de base
La nécessaire clarification
Maba matatu
L’actualité de l’Union
Panafricaine pour la
Démocratie Sociale, UPADS aura été marquée en 2009 par
plusieurs dates et nombreux faits. Parmi ces dates, une d’entre elle restera à
jamais bloquée en travers de nos gorges et coincée à l’intérieur de nos
neurones : le fameux 12 juillet 2009, le jour du scrutin présidentiel à un
tour au Congo - Brazzaville.
Une élection présidentielle,
longtemps ficelée à l’avance par le marionnettiste Denis Sassou Nguesso, et
dont l’UPADS était le Dindon de la farce.
Premier coup de tonnerre, l’invalidation de la candidature
de l’Upads. Une candidature clair-obscure qui a fait couler beaucoup d’encres
et de salive. Les passions retombées, on peut s’interroger aujourd’hui sur
l’opportunité de s’être jeté dans la folle aventure stoppée nette par le
dictateur de Mpila.
L’organisation des primaires au sein du parti est certes une
avancée politiquement historique dans le cheminement démocratique du Congo et
de l’UPADS, cela n’exclut pas pour autant des interrogations qui s’imposent.
Fallait- il mordicus aller à
cette élection ? Oui, diraient certains parce que c’était une des
recommandations du dernier congrès extraordinaire de décembre 2006.
Fallait-il y aller quel qu’en
soient les conditions ? Non, là aussi les recommandations du dernier
congrès extraordinaire étaient on ne peut plus claires. On ne devrait pas
accompagner le sieur Sassou dans sa mascarade, servir de marche pied ou de
faire valoir. Nous y avons foncé tête baissée frisant le ridicule, sans compter
les vagues et la cassure provoquée dans nos rangs.
Pourquoi alors n’a-t-on pas prévu un Plan B ?
La participation de l’UPADS à ce
scrutin était assujettie à l’organisation d’une élection libre, équitable et
transparente. Une élection présidentielle organisée par une Commission
électorale indépendante et autonome, précédée d’un recensement exhaustif de la
population en vue d’une parfaite maitrise du corps électoral. Ce fut le
contraire de la volonté du prince. Et nous avons malgré tout voulu y aller.
L’UPADS devra en toute maturité
savoir tirer les leçons de ses atermoiements, se ressaisir et mieux ajuster sa
stratégie à tous les niveaux de son fonctionnement. Et pourquoi n’a-t-on pas
réfléchi à une solution de rechange sachant que notre candidature pouvait poser
problème ?
Surtout que nombreux sont des voix qui s’étaient levées
pour stigmatiser cela, à tort ou à raison ? A-t-on reconnu honnêtement que
cette attitude menait le Parti dans un discrédit ?
2009, a également été une
occasion ratée pour l’Upads et toute l’opposition de glaner des palmes
d’honorabilité et de respectabilité internationale.
L’opposition avait raté une belle occasion pour s’affirmer à Pointe
noire
Le 25 avril 2009, un meeting de
l’opposition régulièrement autorisé par les autorités régionales compétences
est annulé au stade Tata Loboko à Pointe noire. Tandis que les militants
affichent leur déterminationà braver
l’injustice, les leaders de l’opposition reculent face aux cobras habillés en
forces de l’ordre. Il suffisait d’un sit in tout simplement par exemple pour se
faire entendre.
Le 11 avril 2009, quelques jours
auparavant, le régime dictatorial interdisait un meeting à Kinkala du Front des
Partis de l’opposition congolaise.
Le 15 juillet 2009, un autre
meeting est interdit à Brazzaville cette fois… Puis d’autres encore et depuis
Sassou avait comprit après ces petits tests qu’un boulevard lui était largement
ouvert.Ilpouvait désormais s’autoproclamer Président à
vie.
Pour ceux qui se posaient encore des questions sur la
légitimité des instances sorties du congrès extraordinaire de l’UPADS.
La justice
française par l’intermédiaire de la cour d’Appel de Paris en date du 10
novembre 2009 a clairement sifflé la fin de la récréation en mettant un coup
d’arrêt définitif à la cabale d’un certain Makita Paulin, ancien secrétaire
général par Intérim de l’UPADS par la confirmation du non-lieu du tribunal de
grande instance de Paris. Ce dernier avait attenté un procès contre certains
cadres du Parti, les camarades Benoit Koukébéné, Pascal Gamassa et Alain Pascal
Leyinda, respectivement Vice-présidents et Membre du Bureau Politique de
l’UPADS. Depuis le congrès de décembre 2006, l’UPADS est bien le premier Parti
d’opposition congolaise ayant une large représentativité nationale.
Et enfin arriva l’amnistie du Président de notre Parti, le Professeur
Pascal Lissouba
Ne remuons plus le couteau dans
la plaie, nous savons que pour l’intérêt supérieur de la nation, la paix
véritable et l’unité nationale nous pouvons admettre cet acte assez courageux
de l’homme de Mpila. Seulement, le Professeur Pascal Lissouba, Président de
l’UPADS et Président du Congo de 1992 à 1997 n’a pas été condamné seul.
Certains de ses ministres ont subi le même sort que lui. C’est pour cela que
l’UPADS, sinon le peuple congolais tout entier attend que le Président de la République, Président
de tous les Congolais soit dit, fasse réellement preuve de responsabilité pour
que cela ne ressemble pas à une œuvre inachevée. Pourquoi deux poids, deux
mesures ?
A propos du front de l’opposition congolaise
Une
seule question. On ne comprend toujours pas comment l’UPADS qui est le plus
grand parti de l’opposition congolaise joue et a toujours joué les seconds
rôles dans ce front des Partis d’opposition.
De la nouvelle espérance au chemin de l’avenir
Peut-on
dire que les Congolais sont malchanceux ? Ils ne comprennent pas ce
paradoxe. Comment comprendre que les Congolais soient plus plongés dans la
misère à un moment où le pays a beaucoup plus d’argent ?
Voila,
pour l’UPADS et les ingrédients de 2009
Bingu Wa Mutharika, nouveau Président en exercice de l'Union Africaine
Écrit par Big Bang
Le chef de l'Etat malawite Bingu Wa Mutharika a été désigné par ses pairs ce 31 janvier 2010 à Addis Abeba, Président en exercice de l'Union Africaine, en remplacement du guide Libyen Mouammar Khadafi qui entendait aligner un second mandat à la tête de cette organisation. Le nouveau patron de l'U.A agé de 76 ans et économiste de formation, a dit dans sa toute première déclaration, « Il faut agir, l'heure est à l'action».
2010, une année décisive pour l’UPADS, fer de lance de l'opposition congolaise
Écrit par Yannh David à Brazzaville
Pour plusieurs raisons l’année
2010, qui vient de commencer, sera décisive, pour l’UPADS, première force
politique d’opposition au Congo Brazzaville. Une année décisive d’abord parce qu’elle
sera celle du Congrès, c’est-à-dire la plus haute instance qui devra redonner une nouvelle impulsion au Parti. Outre son
caractère statutaire, le Congrès sera l’occasion de décisions importantes qui
engagent la vie et le fonctionnement de l’UPADS. Il sera d’ailleurs l’occasion
de procéder au choix des hommes et des femmes devant conduire aux destinées du
parti. Il sera surtout le moment de définir de nouvelles orientations du parti pour les
prochaines années.
2010 est une année décisive pour
l’UPADS ensuite parce que le parti ne peut se soustraire de l’urgence de
procéder à un bilan d’étape. En effet, on voit mal comment le parti et ses
dirigeants pourraient se dérober de leur devoir d’expliquer aux militants la
tentative infructueuse de l’UPADS d’aller à la présidentielle du 12 juillet
2009.
2010 sera enfin une année décisive pour le parti parce
qu’il doit préparer les prochaines échéances électorales, tirant les leçons des
expériences précédentes. Votre site www.upads.frvous accompagnera
naturellement tout au long de cette année pour examiner chacun de ces enjeux
cruciaux pour le parti. Nombreux sont des militants de ce parti qui parlent déjà du congrès du renouveau, de la clarification mais surtout de la fidélité à son Président, le Professeur Pascal Lissouba. Pour une fois, on espère que ce grand Parti reprendra ses lettres de noblesse, puis se refaire une santé. Mais, cela passe très certainement et obligatoirement par la reconnaissance par les uns et par les autres des erreurs du passé, les assumer avec sincérité et humilité pour apporter des corrections, afin d'avancer pour l'intérêt supérieur des populations et non pour assouvir ses pulsions personnelles. Il n'est plus supportable d'utiliser le parti comme un bouclier pour régler des intérêts personnels. Les cadres et militants de l'UPADS sont capables de se surpasser, pourvu que soit mis de côté et par chacun son égo. L'exemple donné par le Président du Parti, le Professeur Pascal LISSOUBA doit toujours guider les prétendants aux différentes responsabilités dans ce Parti dans la conduite des affaires publiques.
Emprisonné depuis plus de six mois, le colonel Ferdinand Mbaou aurait été libéré
Écrit par APL-Pemangoye
Des sources encore non confirmées, le colonel Ferdinand Mbaou, ancien directeur de la sécurité présidentielle du Président Pascal Lissouba et emprisonné par le pouvoir de Brazzaville aurait été libéré sans jugement. Si cette information est confirmée, il serait peut-être temps que le Président de la République, dans ses différentes interventions (discours d'investiture et de fin d'année 2009) passe des paroles aux actes, ce qui rendrait plus crédibles ses propos, pour une unité nationale et une paix véritable retrouvée - Nous reviendrons vers vous pour confirmation ou non de cette information.
Actu : La CEMAC décrète la rotation au poste de Gouverneur de la BECAC
Écrit par Christ Sylver à Bangui
Le dernier sommet de la Communauté
économique des Etats d’Afrique centrale (CEMAC), qui s’est achevé dimanche
soir, rentrera dans l’histoire : il a mis fin au monopole exercé depuis
1972 par le Gabon sur le poste de Gouverneur de la Banque centrale des Etats
d’Afrique centrale (BEAC).
Après avoir désigné l’Equato-guinéen Lucas Abagha
Ntsama nouveau Gouverneur, le sommet a décidé que désormais le poste sera
occupé par rotation en suivant l’ordre alphabétique par chacun des six pays
membres de la zone monétaire. Le principe de cette rotation était une exigence
de la Guinée-Equatoriale qui, grâce à ses revenus pétroliers,
assure désormais près de 40% de la masse monétaire de la CEMAC. La
revendication équato-guinéenne, soutenue par plusieurs autres Etats, a été
confortée par le scandale de détournement de près de 20 millions d’euros
à la représentation de la BEAC à Paris
Actu : L’Afrique manifeste sa solidarité avec Haïti
Écrit par Yannh David
Plusieurs pays africains ont décidé d’apporter leur
aide aux populations haïtiennes frappées le 12 janvier par un violent
tremblement qui pourrait avoir fait plus de 100.000 morts. Le Gabon a annoncé une
aide financière d’un million de dollar en faveur des populations tandis que la
Libye a décidé d’y dépêcher un avion cargo transportant du matériel médical,
des tentes, des couvertures ainsi que la nourriture. L’Etat de Lagos, au
Nigeria, a également décidé de débloquer un million de dollars en faveur
des victimes tout en lançant un appel aux dons aux Nigérians. La République démocratique du Congo, ex Zaïre a également fait un don d'un million de dollars. Plus original, le
président sénégalais Abdoulaye Wade a, pour sa part, proposé des terres aux
Haïtiens qui souhaitent revenir «chez eux» en Afrique.