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Union Panafricaine pour la démocratie Sociale
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Rétrospective 2009 Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Claud Ousmane Traoré   

Les faits qui ont marqué l'actualité africaine en 2009

 

 Jacob Zuma chasse  Thabo Mbeki du pouvoir en Afrique du Sud

 

 L’éviction de Thabo Mbeki du pouvoir et l’élection pour lui succéder de Jacob Zuma auront été deux événements politiques majeurs en Afrique en 2009.  Autant  parce que ce changement à la tête de l’Etat concerne l’Afrique du Sud, première puissance économique du continent africain, que parce que le mode parce par lequel il s’est produit est totalement inédit sur le continent.

Ni coup d’Etat militaire, ni rébellion armée, Zuma est arrivé au pouvoir après que l’African national congress (ANC, parti au pouvoir) eut retiré sa confiance à Thabo Mbeki qui, avec une haute conception de la politique, avait aussitôt décidé de démissionner de ses fonctions. On pourra dire ce qu’on veut de Mbeki, mais on ne pourra pas refuser de reconnaître qu’il n’avait alors rien entrepris pour se maintenir au pouvoir. Contrairement à d’autres dirigeants africains !

Cela dit, l’élection de Zuma en avril dernier a été une simple formalité voire un plébiscite. Et c’est après cette élection triomphale que le plus dur commence pour le chef de l’Etat sud-africain. A 67 ans, Zuma incarne l’aile populaire de l’ANC  dont il devra très rapidement tenté de répondre aux attentes.  Accès à l’eau, à  l’électricité, aux transports, à l’école, lutte contre les inégalités… Telles sont les attentes des électeurs qui ont porté Zuma au pouvoir et qu’il devra satisfaire dans un contexte très défavorable marqué par la crise financière.

Une crise qui a plongé, pour la première fois depuis plusieurs décennies,  l’Afrique du Sud dans la récession. Au regard de sa conduite des  affaires pour les six premiers mois, on peut considérer que Zuma s’est bien  débrouillé. Mais la suite promet d’être plus difficile. Bien plus que la situation interne, le véritable test sera en 2010 pour Zuma l’organisation sans faute de la Coupe du monde de football.

 

Soudan : la CPI engage un bras de fer avec le président El-Béchir

 

 Le mois de mars 2009 marque le début du bras de fer  qui oppose toujours le président soudanais, Omar El-Béchir, et la Cour pénale internationale (CPI). La juridiction internationale reproche au chef de l’Etat soudanais des «crimes de guerre et des crimes contre l’humanité» commis par son armée au Darfour, la région occidentale du Soudan confrontée depuis février 2003 à une guerre civile qui a dégénéré en grave crise humanitaire. L’inculpation de El-Béchir est un fait exceptionnel : pour la première fois une juridiction internationale poursuit un président de la République en exercice. De surcroit, le président du plus vaste pays africain qui est également une puissance militaire à l’échelle du continent.

Pour l’instant, El-Béchir semble avoir remporté une manche dans le bras de fer qui l’oppose à la CPI. En effet, son inculpation ne l’empêche pas de se déplacer à l’intérieur de l’Afrique et même en Arabie Saoudite et au Qatar. Le président soudanais a en outre reçu le soutien total  de l’Union africaine (UA) dans sa confrontation avec la CPI. Pour autant, il n’est pas tiré d’affaire.

En dépit de la demande formelle de l’Union africaine et de la Ligue arabe, le Conseil de sécurité des Nations unies a refusé de suspendre le mandat d’arrêt contre El-Béchir. Résultat : le chef de l’Etat soudanais ne peut plus se rendre là où il veut. Récemment, il n’a pas pu assister à Abuja à une réunion de l’UA, le Nigeria ne lui ayant pas donné toutes les garanties qu’il ne sera pas arrêté. On présume également qu’il ne viendra pas cette année au sommet Afrique-France prévu en France. De toute évidence, l’année 2010 sera décisive dans le  bras de fer entre El-Béchir et la CPI.


Chine/Afrique : Pékin a renforcé sa présence en Afrique en 2009

 

Dix milliards d’euros de prêts concessionnels  sur les trois prochaines années: la Chine a procédé à une véritable démonstration de force lors du dernier Sommet sino-africain organisé en novembre 2009 à Charm-el-Cheikh, en Egypte. En vérité, ces prêts de dix milliards de dollars,  doublés de plusieurs autres avantages pour les Etats africains, viennent confirmer la formidable progression de la  présence chinoise en Afrique. Plus aucun pays africain, plus aucun secteur n’échappe à cette présence.

Selon plusieurs études économiques, Pékin devrait devenir très rapidement le premier partenaire économique et commercial de l’Afrique. Les échanges sino-africains ont, souligne-t-on, déjà dépassé les 100 milliards de dollars par an. Des liaisons aériennes directes relient des villes africaines comme Johannesburg et Lagos à la Chine. Sur le plan bilatéral, la Chine a signé en octobre un contrat de 7 milliards de dollars avec la junte militaire guinéenne. En 2006, un autre contrat de plus de 5 milliards de dollars avait déjà été signé avec la RD Congo.  La Chine construit des infrastructures en Algérie, au Congo, en Guinée-Equatoriale. Elle est présente dans les mines au Gabon, au Niger, au Zimbabwe. Et tout porte à croire que cette progression va se poursuivre en 2010. En tout état de cause, les autres partenaires de l’Afrique sont prévenus.

 

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En Bref

 

Zuma débute bien 2010 en prenant une cinquième épouse

 

La nouvelle année 2010 démarre bien pour le chef de l’Etat sud-africain qui convole ce lundi 04 janvier en justes noces pour la cinquième fois de sa vie. Lors d’une cérémonie strictement privée organisée dans le Kwazulu-Natla, Zuma, 67 ans, s’est marié avec Thobeka Madiba, une jeune femme de 37 ans. Une grande tente a été dressée sur une des résidences personnelles du chef de l’Etat sud-africain pour accueillir des invités triés sur le volet. En vérité,  ce mariage, célébré en grandes pompes, consacre une vieille union, Zuma ayant déjà trois enfants avec la jeune mariée qui devient  à partir d’aujourd’hui la troisième première Dame d’Afrique du Sud. Le chef de l’Etat sud-africain s’est séparée, en 1998, d’une de ses cinq épouses Nkosazana Dlamini-Zuma tandis qu’une autre Kate Mantsho s’est suicidée en 2000.

 

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