La Chine a poursuivi sa stratégie de méga-contrats
bilatéraux avec les pays africains en 2009. Après le contrat de 5 milliards de
dollars avec la RD Congo, qui avait fait grand bruit, Pékin a signé en 2009 un
contrat de près de 7 milliards de dollars avec la Guinée. Comme ailleurs, la
Chine s’est engagée à réaliser sur le territoire guinéen différentes
infrastructures en échange des ressources minières. Les négociations entre
Pékin et Conakry sont quasiment passées inaperçues, le reste du monde et les
Guinéens étant occupés à chercher une solution à la crise politique que connaît
la Guinée depuis le 23 décembre 2008, date du décès du président Lansana Conté
et de l’arrivée au pouvoir du Conseil national pour la démocratie et le
développement (CNDD).
Areva
conforte sa mainmise sur l’uranium nigérien en 2009
Alors qu’on disait son leadership
sur l’uranium nigérien menacé par l’arrivée de nouveaux acteurs comme la Chine,
le Canada et la Corée, le groupe nucléaire français Areva a montré, en 2009,
qu’on a tenté de l’enterrer très tôt. Même si la partie a été serrée,
Areva a remporté haut la main l’exploitation de la mine d’Imouraren, de loin la
plus convoitée par les sociétés étrangères. A partir de 2012, Areva sortira de
cette mine, après un investissement d’un milliard d'euros, près de 5000 tonnes
d’uranium chaque année. De quoi, alimenter largement les centrales nucléaires
françaisesqui fournissent 85% de l’électricité consommée
en France.