L'histoire retiendra qu'en 2009, fait inédit, dans la marche du Congo
vers une société démocratique et plus égalitaire, un homme, rejeté par 95% de
la population (!) ait pu magouiller les suffrages du Souverain primaire, allant
jusqu'à se faire élire Président de la République.
"2009" qui se conjugue aujourd'hui au passé, garde la marque
indélébile d'un immense gâchis, pour un pays mis en coupe réglée et livré aux
vautours par un pouvoir clanique et kleptomane.
La tête pensante de ce système, vous l'avez sans doute imaginé : Denis
Sassou Nguesso, adepte de Nicolas Machiavel. Une simple relecture du parcours
politique de ce "petit prince d'Oyo" suffit à se convaincre, que le
leitmotiv à la base de l'action funeste de cet homme, demeure, est-il besoin de
le rappeler "la fin justifiant les moyens". Telle est l'esquisse de
réponse à apporter pour ses vingt cinq ans de règne sans partage, aux dépens du
peuple congolais à qui il se complaît d'imposer "le silence du
cimetière", comme cela fut rappelé, lors de la Conférence nationale
Souveraine.
L'élection de Sassou Nguesso est une injure au peuple congolais, tant
elle laisse interdit, par son cynisme, les Congolais d'une manière générale,
les militants et sympathisants, de notre Parti, l'U.PA.D.S., en particulier.
C'est ici
l'occasion de rappeler, à la veille de cette année-jalon, le sens de
responsabilité des militants et sympathisants de notre parti.
Souvenons-nous
que, nous avons expérimenté pour la première fois dans notre pays la
désignation démocratique d'un candidat par la voie d'une élection libre et
transparente au sein de notre Conseil National.
L'invalidation, pour des raisons fallacieuses par, une instance
dont ce n'était pas le rôle, de notre candidat à l'élection présidentielle, a
fini par nous convaincre des intentions réelles de ceux qui organisaient ladite
élection présidentielle, scrutin du 12 juillet 2009.. Mais le Peuple Congolais
a obtenu une victoire incontestable en imposant à monsieur Sassou une sévère
abstention de plus de 95%.
Elu par 7,86%
des congolais, monsieur Sassou, perdant tout sang froid et aussi la confiance
en ses stratèges, KO debout malgré son passage en force, n'a pas réussi à
cacher sa panique. La violente répression de la marche pacifique du 15 juillet
2009, suivie de l'assignation à résidence des leaders du Front Uni des Partis
de l'Opposition Congolaise, les arrestations arbitraires de soldats qui ont commis
le délit de vouloir la paix ou d'exécuter des missions officiellement ordonnées
par le Haut-Commandement, témoignentla confirmation dans les
faits de la fébrilité des actuels maîtres de Brazzaville, malgré une confiscation
sans réserve du pouvoir.
Le bilan est
clair : bien que vacillant, le pouvoir de Brazzaville est resté en place. La
dispersion des énergies en notre sein, nous a fait manquer le différentiel de
force qui nous aurait donné une victoire décisive.
Nous voici dans une nouvelle année, 2010...
La Section U.PA.D.S.
Paris/Ile-de-France, appelle à l'unité et au rassemblement de nos forces.
Elle adresse des vœux de paix, de santé, de bonheur et de prospérité aux Congolais de
la région Paris/Ile-de-France, au Président Pascal
LISSOUBA, et à tous les camarades du Parti.
La Section U.PA.D.S.
Paris/Ile-de-France exprime avec force son soutien à la direction de l'U.PA.D.S. dans ses
trois organes et à la Coordination
France-Europe.