UPADS
U.PA.D.S
Union Panafricaine pour la démocratie Sociale
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Retro UPADS en 2009 Version imprimable Suggérer par mail
Écrit par Nelson Moukimou, militant de base   

 

La nécessaire clarification

 

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Maba matatu
L’actualité de l’Union Panafricaine pour la Démocratie Sociale, UPADS aura été marquée en 2009 par plusieurs dates et nombreux faits. Parmi ces dates, une d’entre elle restera à jamais bloquée en travers de nos gorges et coincée à l’intérieur de nos neurones : le fameux 12 juillet 2009, le jour du scrutin présidentiel à un tour au Congo - Brazzaville.

 

Une élection présidentielle, longtemps ficelée à l’avance par le marionnettiste Denis Sassou Nguesso, et dont l’UPADS était le Dindon de la farce.

 

Premier coup de tonnerre, l’invalidation de la candidature de l’Upads. Une candidature clair-obscure qui a fait couler beaucoup d’encres et de salive. Les passions retombées, on peut s’interroger aujourd’hui sur l’opportunité de s’être jeté dans la folle aventure stoppée nette par le dictateur de Mpila.

 

L’organisation des primaires au sein du parti est certes une avancée politiquement historique dans le cheminement démocratique du Congo et de l’UPADS, cela n’exclut pas pour autant des interrogations qui s’imposent.

 

Fallait- il mordicus aller à cette élection ? Oui, diraient certains parce que c’était une des recommandations du dernier congrès extraordinaire de décembre 2006.

 

Fallait-il y aller quel qu’en soient les conditions ? Non, là aussi les recommandations du dernier congrès extraordinaire étaient on ne peut plus claires. On ne devrait pas accompagner le sieur Sassou dans sa mascarade, servir de marche pied ou de faire valoir. Nous y avons foncé tête baissée frisant le ridicule, sans compter les vagues et la cassure provoquée dans nos rangs.

 

Pourquoi alors n’a-t-on pas prévu un Plan B ?

 

La participation de l’UPADS à ce scrutin était assujettie à l’organisation d’une élection libre, équitable et transparente. Une élection présidentielle organisée par une Commission électorale indépendante et autonome, précédée d’un recensement exhaustif de la population en vue d’une parfaite maitrise du corps électoral. Ce fut le contraire de la volonté du prince. Et nous avons malgré tout voulu y aller.

 

L’UPADS devra en toute maturité savoir tirer les leçons de ses atermoiements, se ressaisir et mieux ajuster sa stratégie à tous les niveaux de son fonctionnement. Et pourquoi n’a-t-on pas réfléchi à une solution de rechange sachant que notre candidature pouvait poser problème ?

 

Surtout que nombreux sont des voix qui s’étaient levées pour stigmatiser cela, à tort ou à raison ? A-t-on reconnu honnêtement que cette attitude menait le Parti dans un discrédit ?

 

2009, a également été une occasion ratée pour l’Upads et toute l’opposition de glaner des palmes d’honorabilité et de respectabilité internationale.

 

L’opposition avait raté une belle occasion pour s’affirmer à Pointe noire

 

 

Le peuple crie sa desaprobation.jpg
Le 25 avril 2009, un meeting de l’opposition régulièrement autorisé par les autorités régionales compétences est annulé au stade Tata Loboko à Pointe noire. Tandis que les militants affichent leur détermination  à braver l’injustice, les leaders de l’opposition reculent face aux cobras habillés en forces de l’ordre. Il suffisait d’un sit in tout simplement par exemple pour se faire entendre.

Le 11 avril 2009, quelques jours auparavant, le régime dictatorial interdisait un meeting à Kinkala du Front des Partis de l’opposition congolaise.

 

Le 15 juillet 2009, un autre meeting est interdit à Brazzaville cette fois… Puis d’autres encore et depuis Sassou avait comprit après ces petits tests qu’un boulevard lui était largement ouvert.  Il  pouvait désormais s’autoproclamer Président à vie.

 

Pour ceux qui se posaient encore des questions sur la légitimité des instances sorties du congrès extraordinaire de l’UPADS.

 

La justice française par l’intermédiaire de la cour d’Appel de Paris en date du 10 novembre 2009 a clairement sifflé la fin de la récréation en mettant un coup d’arrêt définitif à la cabale d’un certain Makita Paulin, ancien secrétaire général par Intérim de l’UPADS par la confirmation du non-lieu du tribunal de grande instance de Paris. Ce dernier avait attenté un procès contre certains cadres du Parti, les camarades Benoit Koukébéné, Pascal Gamassa et Alain Pascal Leyinda, respectivement Vice-présidents et Membre du Bureau Politique de l’UPADS. Depuis le congrès de décembre 2006, l’UPADS est bien le premier Parti d’opposition congolaise ayant une large représentativité nationale.

 

Et enfin arriva l’amnistie du Président de notre Parti, le Professeur Pascal Lissouba

 

Ne remuons plus le couteau dans la plaie, nous savons que pour l’intérêt supérieur de la nation, la paix véritable et l’unité nationale nous pouvons admettre cet acte assez courageux de l’homme de Mpila. Seulement, le Professeur Pascal Lissouba, Président de l’UPADS et Président du Congo de 1992 à 1997 n’a pas été condamné seul. Certains de ses ministres ont subi le même sort que lui. C’est pour cela que l’UPADS, sinon le peuple congolais tout entier attend que le Président de la République, Président de tous les Congolais soit dit, fasse réellement preuve de responsabilité pour que cela ne ressemble pas à une œuvre inachevée. Pourquoi deux poids, deux mesures ?

 

A propos du front de l’opposition congolaise

 

Une seule question. On ne comprend toujours pas comment l’UPADS qui est le plus grand parti de l’opposition congolaise joue et a toujours joué les seconds rôles dans ce front des Partis d’opposition.

 

De la nouvelle espérance au chemin de l’avenir

 

Peut-on dire que les Congolais sont malchanceux ? Ils ne comprennent pas ce paradoxe. Comment comprendre que les Congolais soient plus plongés dans la misère à un moment où le pays a beaucoup plus d’argent ?   

 

Voila, pour l’UPADS et les ingrédients de 2009

 

 
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