L’actualité de l’Union
Panafricaine pour la
Démocratie Sociale, UPADS aura été marquée en 2009 par
plusieurs dates et nombreux faits. Parmi ces dates, une d’entre elle restera à
jamais bloquée en travers de nos gorges et coincée à l’intérieur de nos
neurones : le fameux 12 juillet 2009, le jour du scrutin présidentiel à un
tour au Congo - Brazzaville.
Une élection présidentielle,
longtemps ficelée à l’avance par le marionnettiste Denis Sassou Nguesso, et
dont l’UPADS était le Dindon de la farce.
Premier coup de tonnerre, l’invalidation de la candidature
de l’Upads. Une candidature clair-obscure qui a fait couler beaucoup d’encres
et de salive. Les passions retombées, on peut s’interroger aujourd’hui sur
l’opportunité de s’être jeté dans la folle aventure stoppée nette par le
dictateur de Mpila.
L’organisation des primaires au sein du parti est certes une
avancée politiquement historique dans le cheminement démocratique du Congo et
de l’UPADS, cela n’exclut pas pour autant des interrogations qui s’imposent.
Fallait- il mordicus aller à
cette élection ? Oui, diraient certains parce que c’était une des
recommandations du dernier congrès extraordinaire de décembre 2006.
Fallait-il y aller quel qu’en
soient les conditions ? Non, là aussi les recommandations du dernier
congrès extraordinaire étaient on ne peut plus claires. On ne devrait pas
accompagner le sieur Sassou dans sa mascarade, servir de marche pied ou de
faire valoir. Nous y avons foncé tête baissée frisant le ridicule, sans compter
les vagues et la cassure provoquée dans nos rangs.
Pourquoi alors n’a-t-on pas prévu un Plan B ?
La participation de l’UPADS à ce
scrutin était assujettie à l’organisation d’une élection libre, équitable et
transparente. Une élection présidentielle organisée par une Commission
électorale indépendante et autonome, précédée d’un recensement exhaustif de la
population en vue d’une parfaite maitrise du corps électoral. Ce fut le
contraire de la volonté du prince. Et nous avons malgré tout voulu y aller.
L’UPADS devra en toute maturité
savoir tirer les leçons de ses atermoiements, se ressaisir et mieux ajuster sa
stratégie à tous les niveaux de son fonctionnement. Et pourquoi n’a-t-on pas
réfléchi à une solution de rechange sachant que notre candidature pouvait poser
problème ?
Surtout que nombreux sont des voix qui s’étaient levées
pour stigmatiser cela, à tort ou à raison ? A-t-on reconnu honnêtement que
cette attitude menait le Parti dans un discrédit ?
2009, a également été une
occasion ratée pour l’Upads et toute l’opposition de glaner des palmes
d’honorabilité et de respectabilité internationale.
L’opposition avait raté une belle occasion pour s’affirmer à Pointe
noire
Le 25 avril 2009, un meeting de
l’opposition régulièrement autorisé par les autorités régionales compétences
est annulé au stade Tata Loboko à Pointe noire. Tandis que les militants
affichent leur déterminationà braver
l’injustice, les leaders de l’opposition reculent face aux cobras habillés en
forces de l’ordre. Il suffisait d’un sit in tout simplement par exemple pour se
faire entendre.
Le 11 avril 2009, quelques jours
auparavant, le régime dictatorial interdisait un meeting à Kinkala du Front des
Partis de l’opposition congolaise.
Le 15 juillet 2009, un autre
meeting est interdit à Brazzaville cette fois… Puis d’autres encore et depuis
Sassou avait comprit après ces petits tests qu’un boulevard lui était largement
ouvert.Ilpouvait désormais s’autoproclamer Président à
vie.
Pour ceux qui se posaient encore des questions sur la
légitimité des instances sorties du congrès extraordinaire de l’UPADS.
La justice
française par l’intermédiaire de la cour d’Appel de Paris en date du 10
novembre 2009 a clairement sifflé la fin de la récréation en mettant un coup
d’arrêt définitif à la cabale d’un certain Makita Paulin, ancien secrétaire
général par Intérim de l’UPADS par la confirmation du non-lieu du tribunal de
grande instance de Paris. Ce dernier avait attenté un procès contre certains
cadres du Parti, les camarades Benoit Koukébéné, Pascal Gamassa et Alain Pascal
Leyinda, respectivement Vice-présidents et Membre du Bureau Politique de
l’UPADS. Depuis le congrès de décembre 2006, l’UPADS est bien le premier Parti
d’opposition congolaise ayant une large représentativité nationale.
Et enfin arriva l’amnistie du Président de notre Parti, le Professeur
Pascal Lissouba
Ne remuons plus le couteau dans
la plaie, nous savons que pour l’intérêt supérieur de la nation, la paix
véritable et l’unité nationale nous pouvons admettre cet acte assez courageux
de l’homme de Mpila. Seulement, le Professeur Pascal Lissouba, Président de
l’UPADS et Président du Congo de 1992 à 1997 n’a pas été condamné seul.
Certains de ses ministres ont subi le même sort que lui. C’est pour cela que
l’UPADS, sinon le peuple congolais tout entier attend que le Président de la République, Président
de tous les Congolais soit dit, fasse réellement preuve de responsabilité pour
que cela ne ressemble pas à une œuvre inachevée. Pourquoi deux poids, deux
mesures ?
A propos du front de l’opposition congolaise
Une
seule question. On ne comprend toujours pas comment l’UPADS qui est le plus
grand parti de l’opposition congolaise joue et a toujours joué les seconds
rôles dans ce front des Partis d’opposition.
De la nouvelle espérance au chemin de l’avenir
Peut-on
dire que les Congolais sont malchanceux ? Ils ne comprennent pas ce
paradoxe. Comment comprendre que les Congolais soient plus plongés dans la
misère à un moment où le pays a beaucoup plus d’argent ?