Niger : Le commandant Salou Djibo, Président de la transition prend ses marques
Écrit par Big Bang
Commandant Salou Djibo, Président du Niger
La junte au pouvoir au Niger a nommé le 23 février 2010, Mahamadou Danda ancien
ministre de la Communication de 1999, au poste de Premier ministre du gouvernement de transition.
Le commandant Salou Djibo, 44 ans,
chef d’escadron de la junte qui a déposé le président Mamadou Tandja et qui dirige
le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie au Niger, s’est
proclamé officiellement président de la république du Niger pendant la période
de transition.
Il promet des élections libres, équitables et transparentes à brève
échéance. Il a prit un décret abrogeant
toutes les institutions mises en places par Mamadou Tandja notamment, la Cour constitutionnelle, la Cour suprême et le Conseil
supérieur de la
communication.
Ancien élève de l’Ecole militaire
de Bouaké en Côte d’Ivoire, le commandant Djibo s’est spécialisé dans
l’armement lourd à la faveur d’un stage en Chine.
Vivement soutenu par la
population, Le Conseil suprême pour la restauration de la démocratie, (CSRD)
détient aussi bien le pouvoir exécutif que législatif, jusqu’à la mise en place
de nouvelles institutions démocratiques bénéficie d’un précieux capital
sympathie de la population et des leaders politiques. Une nouvelle constitution
sera proposée au peuple qui devrait se prononcer par référendum.
Mamadou Tandja, le président renversé
Qui sème le vent récolte la
tempête. Mamadou Tandja militaire l’a apprit à ses dépens. Obtus, il aura tout fait pour se
rendre impopulaire. Aphone aux conseils de ses pairs de la CEDEAO, insensible à
l’indignation de la communauté internationale, contre la volonté populaire,
il a foncé tête baissé, au grand dam des avancées démocratiques que ce pays
avait réalisé.
Tripatouillage de la
constitution, dissolution de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, organisation aux forceps
d’un référendum, mise aux arrêts des leaders de l’opposition, des dirigeants
syndicalistes et de l’ancien Premier ministre,
Tandja Mamadou
tels sont les ingrédients du
menu de ses manigances pour se cramponner au pouvoir, contrairement aux dispositions de la constitution, comme c'est devenu la mode dans plusieurs Etats africains dirigés par des dictateurs.
Et cette fois la coupe était
pleine, les militaires ont réduit à néant ses intentions hégémoniques. Alors que Mamadou Tandja présidait une réunion du Conseil des ministres dans l'enceinte du Palais présidentiel à Niamey, un groupe de militaires putschistes y a fait irruption, l'a neutralisé et l'ont embarqué. Le Coup d'Etat était consommé, et le président est renversé ce 18 février 2010.
Des militaires, encore des
militaires…Oui, mais… !
En toile de fond de toute cette
obstination de Mamadou Tandja à vouloir mordicus s'eterniser au pouvoir, il y’a l’uranium. Produit dont l’exploitation est
assurée par le groupe français Avéra. Car ce pays est le troisième producteur
mondial de ce minerai précieux, très prisé et stratégique. On parle aussi du
pétrole qui aurait été trouvé quelque part. Le pétrole, le drame de tout pays africains qui en dispose.
Quel avenir pour le Niger, ce beau pays d'Afrique d'Afrique de l'Ouest ? Les prochains jours nous en diront plus.
Entre temps, le pays est dirigé
par un « Conseil suprême pour la restauration de la démocratie » (CSDR)
et s'est doté d'un président, le chef d'escadron Salou Djibo. Le CSDR a en outre
décrété un couvre-feu et fermé les frontières du pays. La communauté internationale qui a timidemment condamné le coup d'Etat exige des putschistes, la restauration de la démocratie d'avant la période où Mamadou Tandja l'a mise entre parenthèse.