Sassou Nguesso viole l’embargo sur l’exportation d’armes imposé à la Corée du Nord
Écrit par Ed Linen
LU DANS LA PRESSE: AFP / 23.02.10
L’Afrique du sud
informe l'ONU de la saisie d'armes nord-coréennes pour le Congo
L'Afrique du sud a notifié au Conseil de sécurité de l'ONU qu'elle
avait récemment saisi une cargaison d'armes nord-coréennes destinée au Congo,
en violation des sanctions imposées à Pyongyang par le Conseil, a-t-on appris
mardi de sources diplomatiques.
Selon un diplomate parlant sous
couvert de l'anonymat, l'Afrique du sud a informé lundi 22 février le comité du
Conseil chargé de superviser l'application de l'embargo sur l'exportation
d'armes imposé à la Corée
du Nord de la saisie en novembre de pièces détachées de chars.
La résolution 1874 du Conseil,
adoptée en juin dernier à la suite d'essais nucléaires nord-coréens, interdit
toute exportation d'armes par la
Corée du Nord et autorise les Etats à inspecter ses
cargaisons.
Le diplomate a précisé que les
experts du comité des sanctions du Conseil de sécurité sur la Corée du Nord étaient
chargés d'examiner cette affaire.
Pourquoi Sassou Nguesso continue-t-il à s’équiper en chars d’assaut et
artillerie lourde ?
Un char T55 russe
Un autre diplomate occidental a
affirmé, également sous couvert de l'anonymat, que les Sud-Africains avaient
agit sur renseignement d'une compagnie maritime française selon laquelle elle
devait transporter une cargaison suspecte vers la République du Congo
(Brazzaville).
Une inspection par les autorités
sud-africaines avait permis de déterminer que la cargaison contenait des pièces
détachées de chars T-54 et T-55, a
ajouté ce diplomate.
En décembre, les autorités
thaïlandaises avaient arrêté cinq personnes, relâchées depuis, et bloqué sur un
aéroport de Bangkok un avion cargo de type Iliouchine transportant des armes de
guerre venant de Corée du Nord.
L'équipage avait affirmé transporter
du matériel de forage pétrolier destiné à l'Ukraine. Mais un plan de vol obtenu par
les enquêteurs indiquait que la destination finale de l'appareil était Téhéran,
ce que l'Iran a démenti.
Les cinq hommes -- un pilote
bélarusse et quatre membres d'équipage kazakhs -- avaient d'abord été accusés
de possession illégale et de trafic d'armes et de munitions, avant d'être
expulsés le 12 février.
Moralité : Le Congo n'étant exposé à aucune ménace quelconque, après toute l'armada que le pouvoir a acquis entre temps, cet argent aurait pu servir à améliorer les
conditions de vie du citoyen congolais, qui ne demande pas le ciel et dont le
quotidien se résume par la misère et l’extrême pauvreté. Un pays ne se developpe pas avec les chars et les PMK