Dans un article au vitriol publié dans le n° 001 du 29 Août 2008 de votre bimensuel le Patriote, intitulé : « TSATSY - MABIALA retrouve ses vieux démons », Monsieur Laurent LEPOSSI s’est laissé aller dans une polémique alimentée par des contrevérités diffamatoires. En réaction à cet article et jouissant de mon droit de réponse que me confère la loi, je vous prie de bien vouloir publier mon article ci-joint.
Avec mes salutations distinguées...
Précisions de la rédaction
Ce droit de réponse, dûment adressé au destinataire n’a jamais été publié par nos confrères du journal le Patriote, au mépris des règles déontologiques du journalisme.
Le titre est déjà en lui-même un fumant réquisitoire et soulève une controverse : celle de la responsabilité dans la guerre du 5 juin 1997. A bien vous lire Mr Laurent LEPOSSI, tous les torts de ce conflit fratricide, fort regrettable, sont attribués à Pascal LISSOUBA, à l’UPADS et à celui qui est selon vous, l’incarnation du mal absolu : TSATY MABIALA. La conclusion
ainsi tirée, les propagandistes du pouvoir se mettent en transe pour abreuver l’opinion de tous les mensonges les plus grotesques et de couvrir de toutes les avanies. A la vérité, personne ne vous croit sauf vos militants et rien de bien nouveau à ce discours sur la guerre du 5 juin 1997 racontée par les vainqueurs, exactement comme si les nazis avaient gagné la deuxième guerre mondiale. Il n’y aurait ni la Shoah, ni les chambres à gaz.
La déportation des juifs n’aurait été qu’une péripétie. Les criminels de guerre seraient non pas HITLER, GOERING, HIMMLER …etc., encensés comme homme de paix, mais ROOSEVELT, CHURCHILL, STALINE, DE GAULLE, EISONHEWER qui d’ailleurs auraient été fusillés.
L’instrumentalisation à l’ivresse de cette guerre du 5 juin vous ôte le moindre sens d’objectivité, vous qui seriez en vous lisant, le dépositaire de la sagesse et de la raison. Vous oubliez que le vol d’armes de guerre à l’école des sous-officiers de Gamboma par un commando bien identifié par la commission d’enquête parlementaire mise en place à cet effet ; l’attaque à Mossaka par les cobras de l’hélicoptère militaire transportant madame LISSOUBA ; la marche illégale des militants du PCT-MCDDI en novembre 1992 en direction du palais présidentiel, participaient d’un plan de reconquête du pouvoir par les armes, conçu et mis en exécution par les F.D.U, et dont la fameuse attaque du 5 juin n’en fut que le prétexte.
Face à toutes ces provocations, à ces actes de rébellion injustifiées contre un pouvoir légalement établi, quelles auraient été les réactions des autorités publiques ? Si vous aviez été à leur place, comment les auriez-vous appréciés ? Et votre article se ramène à ceci de près : « U.PA.D.S Taisez-vous. Ne nous perturbez pas dans notre marche vers l’institution d’un Parti unique de fait et d’un pouvoir à vie. Vous le savez pourtant, même pour tout l’or du monde, nous n’arrêterons pas le combat démocratique au Congo.
C’est pourquoi l’U.PA.D.S qui n’a pas un passé à solder, entend revisiter son passé au moment où elle s’engage dans une perspective de reconquête démocratique du pouvoir. Au reste, votre article est un mélange de fantasme et d’hallucinations, car vous osez affirmer : - Que NTOUMI et la résistance dans le pool sont une création de l’U.PA.D.S- Que les atrocités à Bacongo en
Décembre 1998 où les morts se comptaient par mètre carré, c’est aussi la responsabilité de l’U.PA.D.S- Que les disparus du BEACH, c’est encore la faute de l’U.PA.D.SLes Congolais qui vous lisent s’en sont bien esclaffés avant de s’indigner rageusement. C’est en cela que votre article qui ressemble à un éditorial d’un quotidien du pouvoir, se résume finalement et pour l’essentiel à un obscur galimatias d’un diseur de Phlébus.
Quand au jugement que vous portez sur le fonctionnement actuel de l’UPADS qui sort de 10 ans d’hibernation, je constate simplement que vous ne connaissez pas ce Parti. Ses performances d’aujourd’hui ne s’apprécient qu’à l’aune de son histoire récente. Au demeurant, ce Parti dont vous avez souhaité la disparition reste encore debout et le serait davantage si les dernières élections législatives, locales et sénatoriales avaient été libres, transparentes et démocratiques.
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